Gestion par Internet des réservations avions et instructeurs : Une impressionnante stabilité fiscale – Renaissance du tourisme

On peut dire d’abord que la chose à faire sera probablement mieux faite par les individus que par le gouvernement. On voit là un cas où, par suite de notions de liberté mal comprise, des obligations morales ne sont point reconnues et des obligations légales ne sont point imposées, alors que les unes et les autres seraient extrêmement nécessaires ; mais ce cas n’est pas le seul. — Toute division de la matière en corps indépendants aux contours absolument déterminés est une division artificielle. Ce serait accorder un pouvoir trop dangereux aux gouvernements que de leur permettre de fermer l’entrée de toutes les carrières, même de l’enseignement, sous prétexte qu’on ne possède pas à un degré suffisant les qualités requises ; et je pense avec Guillaume de Humboldt que les grades ou les autres certificats publics de connaissances scientifiques ou professionnelles devraient être accordés à tous ceux qui se présentent à l’examen et qui le passent avec succès, mais que de tels certificats ne devraient donner d’autre avantage sur des rivaux que la valeur qu’y attache l’opinion publique. Gestion par Internet des réservations avions et instructeurs aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Je n’ai pas encore vu un homme qui ait pu apercevoir ses défauts et qui s’en soit blâmé intérieurement ». Tous les efforts de l’État pour influencer le jugement des citoyens sur des sujets discutés sont nuisibles ; mais l’État peut parfaitement offrir d’assurer et de certifier qu’une personne possède la science nécessaire pour rendre son opinion sur un sujet donné, digne d’attention. Un corps, c’est-à-dire un objet matériel indépendant, se présente d’abord à nous comme un système de qualités, où la résistance et la couleur, — données de la vue et du toucher, — occupent le centre et tiennent suspendues, en quelque sorte, toutes les autres. Mais, en général, si le pays renferme un nombre suffisant de personnes capables de donner l’éducation sous les auspices du gouvernement, ces mêmes personnes pourraient et voudraient donner une éducation également bonne sur la base du principe volontaire, s’il était entendu qu’elles seraient assurées d’une rémunération établie par une loi rendant l’éducation obligatoire, et garantissant l’assistance de l’État à ceux qui seraient incapables de la payer. D’autre part, les données de la vue et du toucher sont celles qui s’étendent le plus manifestement dans l’espace, et le caractère essentiel de l’espace est la continuité. Une éducation établie et contrôlée par l’État ne devrait exister, si elle existait, que comme expérience, entourée de concurrences et faite seulement pour les stimuler et les maintenir à un certain degré de perfection ; excepté quand la société, en général, est si arriérée qu’elle ne pourrait pas ou ne voudrait pas se procurer des moyens convenables d’éducation : alors, dis-je, la puissance publique, ayant à choisir entre deux maux, peut suppléer les écoles et les universités, de même qu’elle peut faire l’office des compagnies par actions dans un pays où l’entreprise privée n’existe pas sous u Sans doute cette conti­nuité change d’aspect, d’un moment à l’autre : mais pourquoi ne constatons-nous pas purement et simplement que l’ensemble a changé, comme si l’on avait tourné un kaléidoscope ? Science et conscience sont, au fond, d’accord, pourvu qu’on envisage la conscience dans ses données les plus immédiates et la science dans ses aspirations les plus lointaines. Si le gouvernement se décidait à exiger pour tous les enfants une bonne éducation, il s’éviterait la peine de leur en fournir une. Tel est précisément l’objet de la chimie. Elle étudie moins la matière que les corps ; on conçoit donc qu’elle s’arrête à un atome, doué encore des propriétés générales de la matière. On perd ainsi à se quereller sur l’éducation un temps et une peine qui devraient être employés à donner cette éducation. Si l’obligation d’imposer l’éducation universelle était une fois admise, cela mettrait fin aux difficultés sur ce que l’État doit enseigner et sur la façon dont il doit l’enseigner ; difficultés qui, pour le moment, font du sujet un véritable champ de bataille pour les sectes et les partis. Il n’est pas encore reconnu que mettre au monde un enfant, sans être sûr de pouvoir non-seulement le nourrir, mais encore instruire et former son esprit, est un crime moral et envers la société et envers le malheureux rejeton, et que si le parent ne remplit pas cette obligation, l’État devrait veiller à la faire remplir, autant que possible, à la charge du parent. Au lieu d’exiger qu’un homme fasse quelqu’exertion ou quelque sacrifice pour assurer une éducation à son enfant, on le laisse libre d’accepter ou de refuser cette éducation, quand on la lui procure gratis. La question n’est douteuse que si l’instigateur tire un profit personnel de son conseil, s’il fait son métier pour vivre ou pour s’enrichir, d’encourager ce que la société et l’État regardent comme un mal. Doit-on laisser à d’autres personnes la liberté de conseiller ou d’entraîner à faire ce que fait librement l’agent ? Un de ces exemples, la vente des poisons, ouvre une nouvelle question, celle des limites convenables de ce qu’on peut appeler les fonctions de police ; il s’agit de savoir jusqu’à quel point on peut légitimement empiéter sur la liberté, pour empêcher des crimes ou des accidents. Voici maintenant ces maximes : 1° l’individu n’est pas responsable envers la société de ses actions, du moment où elles ne touchent les intérêts de personne autre que lui-même. Je n’offre pas tant des applications que des échantillons d’applications, lesquels peuvent servir à jeter plus de lumière sur le sens et les limites des deux maximes qui sont le fond de cet essai : en outre ces applications peuvent aider le jugement à prononcer avec équité, toutes les fois qu’on ne sait trop laquelle des deux maximes appliquer.

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