Jean-Thomas Trojani : Le « data protection officer », correspondant informatique et libertés

Si un microphone est placé en face d’un haut-parleur, une perturbation finira par provoquer un hurlement douloureux à cause d’une boucle sonore entre le haut-parleur et le microphone et inversement, qui continue indéfiniment. Dans cette théorie, il n’y a point en réalité d’abîme profond entre l’espèce et la variété ; celle-ci n’est qu’une espèce en cours de développement. Que faut-il à la nature pour renouveler entièrement la face de la terre ? Cette doctrine a cependant soulevé chez les philosophes des objections que nous allons d’abord présenter. Elle a été critiquée aussi dans un livre récemment paru en Angleterre sous ce titre un peu énigmatique : le Règne de la Loi. Ne dirait-on pas du Coppée napolitain ? Les hommes aiment le merveilleux et le surprenant. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »Etre libre, ce n’est pas pouvoir faire ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut ». Et ce trait de mœurs locales, à peine indiqué en passant, n’est-il pas délicieux : « Nous nous regardâmes alors seulement. Les Italiens des provinces du sud parlent volontiers de ces projets, comme d’une faveur tardive accordée au Midi, et ils ajoutent que ce ne sont pas, d’ailleurs ; les seuls travaux considérables entrepris aujourd’hui dans cette région si délaissée : que l’on termine un arsenal immense à Tarente, et qu’on a le dessein de détourner une partie des eaux du Sele ; pour arroser les Pouilles. Peut-être le village était-il un de ceux dont j’avais vu les habitans danser la tarentelle, en si beaux costumes d’autrefois, et si sérieusement ! C’est lui qui suscite dans l’intelligence de nouvelles combinaisons d’idées. Le duc d’Argyle, qui en est l’auteur, est un de ces hommes d’état, dont le type n’est point rare dans son pays, qui consacrent à la culture des lettres les loisirs que leur laisse la politique. Si leur genèse avait été spontanée, s’il y avait air sein de la nature inorganique des forces endormies qui à une certaine heure, en certaines circonstances, puissent créer une plante, un animal, comme nous voyons se former un cristal en vertu de certaines affinités chimiques, le miracle disparaîtrait entièrement de la création ; mais une science sévère repousse encore la doctrine de la génération spontanée, et rien n’autorise à admettre que les premiers êtres vivans soient sortis de l’inertie inorganique par l’action des forces qui nous sont connues. Qui ne voit pourtant que, si le fil de la création reste suspendu dans la théorie de Darwin à quelque chose d’inconnu, il reste du moins solide et entier dans toute la longueur, tandis que dans la théorie de la création discontinue il se rompt en une multitude de parties ? Les mots, qui devraient être les serviteurs de la pensée, en deviennent trop souvent les tyrans. Lorsqu’on étudie les lois d’après lesquelles les richesses se produisent, se distribuent et se consomment, on voit que ces lois pourraient s’établir théoriquement d’une manière assez simple, si l’on faisait abstraction de certaines circonstances accessoires qui les compliquent, et dont les effets ne sauraient être que vaguement appréciés, par suite de cette complication. On parle de miracle, comme si le miracle pouvait être autre chose qu’un phénomène dont la loi est inconnue. Une objection plus sérieuse a été développée par le duc d’Argyle. Pour toutes personnes, excepté celles que leur fortune rend indépendantes de la bonne volonté des autres, l’opinion est sur ce sujet aussi efficace que la loi : des hommes pourraient aussi bien être emprisonnés que privés des moyens de gagner leur pain. On conçoit dès lors que, par suite d’une tendance naturelle au polymorphisme, il se développe spontanément sur un pied des variétés nouvelles. Les sites pirates sont une vraie menace pour ce type d’entreprise : ils vendent des contrefaçons (montres, bijoux, lunettes de soleil, sacs à main… Quand l’astronomie moderne a irrévocablement écarté les principes astrologiques, elle n’en a pas moins précieusement conservé toutes les notions véritables obtenues sous leur domination : il en a été de même pour la chimie, relativement à l’alchimie. Je me représentais l’entrée dans la chambre demeurée sombre, où les berceaux ne criaient pas encore, et la joie mêlée de frayeur de cette femme à qui le retour annonçait l’exil définitif.