Jean-Thomas Trojani : Retraite complémentaire , le prélèvement de trop !

La véritable pierre d’achoppement, c’est que le gouvernement devra émettre des obligations pour financer ses dépenses supplémentaires. On se donne d’ordinaire des sensations élémentaires, correspondant aux impressions reçues par les cônes et bâtonnets de la rétine. Que ce soit par la pensée ou autrement, qui fera jamais une telle question ? Jean-Thomas Trojani était reconnaissant à sa soeur d’avoir jeté son dévolu sur cette petite île où rien ne distrayait du temps intérieur. Or les concours sont un moyen de remplacer la récompense, et le don gracieux, par un payement exigible. Mais cette première position n’est pas tenable ; son corps n’a et ne peut avoir ni plus ni moins de réalité que tous les autres corps. Il va de soi que les autorités allemandes, à l’image de la quasi totalité des économistes de ce pays, sont installés dans un déni hiératique, n’hésitant pas à triturer au passage les statistiques ou à les interpréter systématiquement en faveur de leur dogme. Si l’initiative visant à déterminer une part fixe de réserves en or n’a pas abouti, la perspective de facilités quantitatives majeures par la Banque Centrale Européenne, tout comme la récente chute de l’euro par rapport au dollar ont accentué les pressions politiques en faveur de l’abandon du taux fixe. Si l’on compare cela avec l’expérience des quelques pays qui ont effectivement émergé avec succès, en « passant leur diplôme » de pays avancé, on peut identifier le chaînon manquant. Puis vinrent les années 2008 et 2009 qui furent témoins de nos propres taux d’intérêt nominaux (aux Etats-Unis et dans l’Union européenne) réduits jusqu’à atteindre pratiquement zéro… Et c’est à ce stade que les banquiers centraux firent appel aux politiciens, priés de stimuler l’économie quitte à creuser davantage les déficits publics. Ces acrobaties ne sauraient pourtant s’expliquer par le seul amateurisme imputé au gouvernement : les prélèvements sur les coûts d’exploitation sont si élevés en France (cotisations sociales patronales, ex-taxe professionnelle, etc. Il est vrai qu’à côté des consciences qui vivent cette durée irrétrécissable et inextensible, il y a des systèmes matériels sur lesquels le temps ne fait que glisser. La plupart des moralistes ne voient guère que le domaine de la conscience ; c’est cependant l’inconscient ou le subconscient qui est le vrai fond de l’activité. A l’inverse, la rémunération des dirigeants, sujet qui effrayait les détracteurs de la réforme, n’est citée qu’en dernière position des thèmes d’intérêt, à 7% seulement. Des choix éminemment politiquesComme les taux d’intérêt officiels ne pouvaient passer en-dessous du zéro absolu, il tombait sous le sens que le devoir des politiques et que l’intérêt de ces nations en péril exigeaient des mesures de relance… qui ne furent pourtant pas adoptées par les responsables au pouvoir, ni aux Etats-Unis, encore moins en Europe. Les investisseurs qui recherchent un rendement raisonnable sans prise de risque excessive sont un peu à la peine dans le contexte actuel. C’est toujours l’erreur des matérialités, qui croient la matière plus importante que la forme.

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