Jean-Thomas Trojani : Sous le volcan, le calme

Pour pouvoir l’appréhender dans de bonnes conditions, il convient de disposer d’une formation technique, juridique et économique adéquate, de maitriser les différentes méthodes d’évaluation (par comparaison, par le revenu et autres) et de mettre en avant une solide expérience professionnelle, gage d’une connaissance approfondie du marché et de ses évolutions. Et en voici une preuve, la meilleure de toutes, peut-être : le carcan qu’elle a mis, cette Révolution, autour du cou de la Femme, et que la main du Prêtre, seule, était assez cruelle pour river. Il a conçu sa doctrine sous le même aspect brillant qu’il a su lui donner dans son livre. Mais quel impact réel pour l’économie française ? Luca Beltrami, qui est député de Milan, faisait remarquer, dans un discours à ses électeurs, que certaines universités n’ont que cent ou même cinquante étudians, qu’on peut citer des facultés qui comptent huit étudians partagés en quatre sections et jusqu’à sept étudians pour six cours. Pendant la Terreur blanche, on brûla des aigles vivants à défaut de celui qu’ils symbolisaient ; les juges humains, dans l’hypothèse d’une expiation infligée au libre arbitre, ne font pas autre chose ; leur cruauté est aussi vaine et aussi irrationnelle ; tandis que le corps innocent de l’accusé se débat entre leurs mains, sa volonté, qui est l’ aigle véritable, l’aigle souverain au libre vol, plane insaisissable au-dessus d’eux. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « Quand la pierre tombe sur l’oeuf, pauvre oeuf. Quand l’oeuf tombe sur la pierre, pauvre oeuf ». Représentez-vous un changement comme réellement composé d’états, et vous faites surgir du même coup toutes les difficultés, toutes les antino­mies que le problème du mouvement a soulevées. Après le 11 septembre 2001, le tourisme en provenance du grand (et unique) voisin nord-américain avait chuté d’un tiers, sans jamais retrouver son niveau depuis. « Le hasard sauvage » et « Le cygne noir » étaient des ouvrages de combat qui n’hésitait pas à polémiquer. Mais il faut tenir compte de ce que notre corps n’est pas un point mathéma­tique dans l’espace, de ce que ses actions virtuelles se compliquent et s’imprè­gnent d’actions réelles, ou, en d’autres termes, de ce qu’il n’y a pas de perception sans affection. Les économies d’échelle ainsi que d’autres facteurs entrent également en jeu. Des édifices administratifs ont été construits de même que des logements. Les taux d’intérêt en Europe, qui évoluent à l’inverse des prix des obligations, s’écartent de plus en plus des fondamentaux économiques. Le spectacle qu’ils ont donné, qu’ils donnent, est avilissant, écœurant. Ce n’est que faute de savoir bien connaître et étudier le présent, dit Pascal, qu’on fait l’entendu pour l’avenir. Celle-ci peut toujours rembourser parce qu’elle peut toujours créer de la monnaie. Nous prenons des vues quasi instantanées sur la réalité qui passe, et, comme elles sont caractéristiques de cette réalité, il nous suffit de les enfiler le long d’un devenir abstrait, uniforme, invisible, situé au fond de l’appareil de la connaissance, pour imiter ce qu’il y a de caractéristique dans ce devenir lui-même. Peut-être exige-t-elle à la place le développement graduel d’une culture de tolérance et des libertés civiques. Le temps de la mobilisation est venu. Mais par cela même, et en admettant le plein succès de ses tentatives, en supposant que l’optique aura été ramenée à n’être qu’un problème de mécanique, nous retombons sur un ordre de phénomènes plus généraux, où nous avions puisé d’abord des exemples plus abstraits et plus simples, et où déjà nous avions reconnu, par ces exemples mêmes, qu’il ne nous est pas donné d’atteindre à la réalité absolue : bien qu’il soit dans la mesure de nos forces de nous élever d’un ordre de réalités phénoménales et relatives à un ordre de réalités supérieures, et de pénétrer ainsi graduellement dans l’intelligen