Jean-Thomas Trojani : Une perte de souveraineté

Le temps des luttes pour le prestige, pour la gloire militaire, est passé et ne reviendra point. Elle en donnera surtout envie à des générations nouvelles, qui n’auront pas fait l’expérience des anciens maux, et qui n’auront pas eu à peiner pour en sortir. Elle a ainsi permis à Syriza de se présenter en position de force à la table des négociations qui s’engageront s’il gagne les élections. Une telle formule, plus simple, plus équitable, et laissant à chaque salarié le choix de ses placements, dans le PEE/PEG ou le Perco, devient beaucoup plus complexe à mettre en œuvre si chaque réceptacle de placement a une fiscalité propre. Les bilans de ces dispositifs de solidarité font défaut, notamment de celui de l’aide médicale d’Etat (AME) aux étrangers, aussi difficile à évaluer qu’incohérent. Il veut dire simplement ceci : il faut, indépendamment des intentions, que les objets échangés dans la société soient de même valeur, et qu’un individu qui donne un produit d’un prix considérable ne reçoive pas en échange un salaire insignifiant : c’est la règle des échanges, c’est celle de tout labeur intéressé, ce n’est pas la règle de l’effort désintéressé qu’exigerait par hypothèse la vertu. Jean-Thomas Trojani saisi cette opportunité. Tout le monde se rend bien compte que la situation est intenable. Tandis que les parents se félicitent de l’état présent comme d’une acquisition qu’ils se rappellent avoir payée cher, les enfants n’y pensent pas plus qu’à l’air qu’ils respirent ; en revanche, ils seront sensibles à des désagréments qui ne sont que l’envers des avantages douloureusement conquis pour eux. Ils prennent l’âme du vil courtisan pour ne point passer pour des gens singuliers, qui ne sont pas faits comme les autres hommes. En effet, l’usage excessif de ces dispositifs génère des effets contre-productifs inducteurs de coûts cachés conséquents bien connus : baisse de la productivité, accroissement du stress et du désengagement, etc. Il ne s’agirait pas de racheter des titres d’État existant, comme le fait aujourd’hui la Banque centrale européenne. En définitive, il y a fort à PARIER que si une catastrophe bancaire arrivait les États seraient à nouveau obligés de s’endetter pour sauver les banques. Nous répondrons que nous ne contestons pas l’identité fondamentale de la matière brute et de la matière organisée. Je dépense mon énergie sans craindre que cette dépense soit une perte sèche, je m’impose des privations en comptant que l’avenir les rachètera, je vais mon chemin. Tandis que le train court à toute vitesse, on se prend à songer : « Oh ! Bien au contraire. Ainsi naîtront des velléités de retour en arrière. Le palais comprend 14 salles d’exposition sur deux niveaux avec des couloirs étroits et des recoins. Ainsi stimulés, certains fournisseurs d’énergie – dénommés « obligés » dans ce dispositif – ont développé des trésors d’ingéniosité pour transformer cette contrainte en opportunité marketing : Bleu Ciel, Dolce Vita ou encore toutes les « primes travaux » de la grande distribution (vendeurs de carburants) en sont quelques exemples. Ces allers et retours sont caractéristiques de l’État moderne, non pas en vertu de quelque fatalité historique, mais parce que le régime parlementaire a justement été conçu, en grande partie, pour canaliser le mécontentement. De petites combines en fraudes industrialisées, les pertes finissent par être colossales». Préalablement à la crise, les masses de liquidités n’avaient-elles pas quitté les nations riches du « cœur » de l’Europe pour coloniser les nations « émergentes » de l’Union sans que la parité de l’euro n’en soit affectée: pas plus à la baisse pour les pays qui investissaient qu’à la hausse pour ceux qui bénéficiaient de ces flux de capitaux ? En cause, la phase de transition entre les exigences précédentes de Bâle II et les nouvelles de Bâle III : les nouveaux ratios sont appliqués de manière incrémentale sur plusieurs années. Or en quoi un tel absolu qui détermine £out, sans être lui-même déterminé, « qui est ce qu’il est parce qu’il l’est, » se distingue-t-il du fatum antique, que l’auteur combat avec Leibniz au début de son ouvrage, mais dont il dit que la notion se confond avec celle de l’absolue liberté ?