La France résiste au marketing

Au cours des cinq prochaines années, le Fonds monétaire international s’attend à ce que l’Argentine connaisse une croissance plus faible, une inflation plus élevée et plus de chômage qu’au Chili.Nous pensons qu’on ne peut faire fonctionner une zone monétaire unifiée sans la doter d’un pouvoir politique central, levant l’impôt et organisant les transferts importants qui sont indispensables entre régions riches et régions pauvres (et ce même si nous étions et demeurons hostiles à un tel projet fédéral).La foi, la croyance et même la superstition disparaîtraient si elles ne pouvaient trouver sous ]es voûtes des églises l’atmosphère empoisonnée nécessaire à leur éclosion.Les moyens financiers publics étant très limités, un effet levier très important est requis pour atteindre les 315 milliards d’euros annoncés.Plus vraisemblablement, la seule et unique porte de sortie sera encore et toujours assurée par les banques centrales qui poursuivront leur expérimentation de monétisation des dettes publiques, c’est-à-dire qui achèteront toujours plus de dette émise par leur Etat de tutelle.Mais ces distinctions n’ont qu’une portée limitée.Par ailleurs, elle ne concerne que la constitution de stocks à prix administrés et non les subventions agricoles et mesures compensatoires (ASCM).Or celles-ci vont le plus souvent bien au-delà, d’autant plus que la taille de l’entreprise est importante.« Too big to fail », les « utilities » ?Notre confrère et ami Antonio Fiori, a convaincu et remporté une victoire pour ce projet.Or, ces derniers – des maires et des préfets principalement – ont simultanément le devoir de protéger l’environnement et de promouvoir l’activité économique.